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Distinction entre stress, angoisse, anxiété …

Distinction entre stress, angoisse, anxiété, …

Il est important de comprendre la distinction entre stress, angoisse, anxiété, trouble anxieux, trouble panique et stress post traumatique, qui ne se manifestent pas de la même manière et dont les solutions ne sont pas les mêmes. Dans cette période de confinement, l’anxiété et l’angoisse sont les principales manifestations qui peuvent se présenter face à ce que le confinement implique. Plus d’explications dans cet article.

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La peur 

La peur est une réaction face à une menace apparente.

L’anxiété 

L’anxiété est un sentiment de peur diffuse, d’inquiétude et de crainte, sans objet apparent. L'anxiété peut se manifester en cas de surabondance d’informations, quand on a une difficulté à admettre certaines choses comme un deuil, une séparation… quand on subit un sentiment d’impuissance face à un manque d’information dans une situation donnée, quand on est confronté à un événement qui nous échappe mais l'anxiété se manifeste aussi par des constructions imaginaires d’une situation qui n’existe pas mais qu’on redoute. Elle est considérée comme “normale” dans une situation stressante. Mais quand elle devient excessive, elle est qualifiée de trouble anxieux.

Le trouble anxieux

Il est constant, chronique, revient régulièrement dans le temps. Les symptômes sont de la fatigue chronique, des insomnies, de l’irritabilité, des migraines…


L’angoisse ou la crise d’angoisse ou l’attaque de panique 

Ces 3 termes désignent la même chose et correspondent à un malaise psychique lié à la peur, l’inquiétude extrême, l’impression de danger imminent avec un sentiment d’impuissance. Les symptômes se manifestent par un envahissement sensoriel, des bouffées de chaleur ou des frissons, le rythme des battements du coeur qui s'accélèrent, l’impression de faire une crise cardiaque, d'être persuadé(e) qu’on va mourir, la peur de devenir fou, de perdre le contrôle de soi même, de se mettre en danger...


Le trouble panique 

Il correspond à des crises d’angoisse à répétition, au moins une par semaine pendant minimum 1 mois. Elle génère de l’anxiété, notamment l’anxiété d’avoir une attaque de panique. L’agoraphobie secondaire en fait partie.
Ces différents états sont différents du stress mais sont interdépendants.

Le stress

Le stress est une réponse de l’organisme pour le maintenir dans un équilibre biologique et continu et lui permettre ainsi de continuer de fonctionner. Le stress se manifeste lors de d'une che à accomplir, d'une surcharge d’actions à effectuer ou d'un danger à affronter : conditions physiques extrêmes, manque de repos et/ou d’alimentation...

Il y’a 3 phases du stress :
- la réaction d’alarme, on parle aussi de phase de choc
- la résistance
- l’épuisement
Les facteurs de stress peuvent être les décès, les séparations, l’enfermement, les changements d’habitudes, les conflits relationnels…
L'anxiété et le stress sont interdépendants dans le sens ou l’anxiété fatigue et crée du stress et le le stress favorise l’anxiété.


Le Stress Post Traumatique (le SPT)

Le STP apparaît après un événement traumatisant accompagné d’un sentiment de désespoir et d’horreur. Cela peut être un contexte de décès ou de blessures graves (dans les deux cas, pour soi ou pour un proche), un accident, la lutte contre une maladie grave, une agression, une catastrophe naturelle... 
Les symptômes : flash back, cauchemar, évitement du sujet et/ou des émotions, perte des plaisirs, des passions, fuite des autres, hypervigilance, nervosité, sensation d'être facilement effrayé(e).


En période de confinement 

Cette période de confinement peut générer de l’anxiété, de l’angoisse voir pour certaines personnes des Stress Post Traumatique (SPT). Pour les SPT, il est recommandé d'être accompagné si vous en ressentez le besoin.Fatigue émotionnelle, préoccupation vis-à-vis de l’avenir, troubles du sommeil, troubles de l’humeur, peur d'être contaminé(e) ou de contaminer les autres…, avec la surabondance d’information, le sentiment d’impuissance, des événements imprévisibles, incontrôlables, des deuils (parfois potentiels ou la crainte)... des crises d’angoisse ou de l’anxiété se manifestent alors.

Comprendre le mécanisme physiologique

Il s’est avéré que concernant les crises d’angoisses et l’anxiété, qui sont reliées au sentiment de peur, comprendre le mécanisme physiologique permet grandement de mieux contrôler le phénomène au moment où il se produit et ainsi de revenir beaucoup plus facilement dans un état “neutre”.
Les explications qui suivent n’entrent pas dans tous les détails du mécanisme mais dans les éléments essentiels pour comprendre le mécanisme physiologique. Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez vous référer notamment au site de l’université de McGill, dans les articles “le cerveau à tous les niveaux”. 


Ci-dessous les principaux éléments de notre cerveau qui agit dans le mécanisme :

- le thalamus sensoriel transmet par relais les informations sensorielles (excepté l’odorat).

- le cortex permet d’analyser l’information pour définir s’il s’agit d’un réel danger ou non. Si après analyse, le danger est écarté, il envoie le message à l’amygdale qui s’apaise. 

- l’hippocampe est spécialisé dans le traitement non pas d'un seul stimulus mais de plusieurs stimuli ou du contexte d'une situation. Il contient des informations en mémoire des expériences passées notamment celles qui ont une tonalité émotionnelle. Il est fortement connecté à l'amygdale ce qui fait que tout le contexte associé à un événement traumatisant peut devenir une source d’anxiété.

- l’amygdale fonctionne comme un système d’alarme. Il reçoit de différentes parties du cerveau l’information de danger potentiel de son environnement. Il gère les émotions notamment de peur, d’anxiété et d’angoisse.

- l’hypothalamus qui gère le système nerveux sympathique, préparant physiologiquement l’organisme à répondre par la fuite ou la lutte pour survivre en cas de danger, d'où l’expression “être sur les nerfs”.
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Par exemple, imaginez que vous êtes en promenade dans une forêt et que vous apercevez une forme semblable à un serpent juste à vos pieds. 
Cette forme enclenche instinctivement une peur en passant par la route courte afin de pouvoir réagir face au danger. Ce stimulus visuel va aussi passé par le thalamus sensoriel et parvenir au cortex. Ce dernier va percevoir après analyse, qui prend quelques fractions de secondes en plus, que ce ne n'est qu'un bâton (passage par le circuit long). 
Les réactions physiologiques vont alors se calmer : le cœur va revenir à un rythme normal, la respiration aussi… (l’hypothalamus a agit). Mais si le cortex avait validé la présence d'un serpent, vous auriez probablement déguerpi avec toute la force que les modifications physiologiques enclenchées par l'amygdale le permettent.
La voie rapide du thalamus à l'amygdale nous alerte de tout ce qui semble être un potentiel danger. Le cortex corrige ensuite en envoyant un signal apaisant quand les réponses sont incorrectes. 

Du point de vue de notre survie, il est préférable pour notre système d'avoir eu peur mais de ne pas se tromper s'il y a un réel danger. L'hippocampe peut aussi intervenir en nous renseignant sur le contexte.

En cas de crise d’angoisse ou d’anxiété, il n’y a pas d’informations provenant du cortex envoyé à l’amygdale, le cortex est comme paralysé. Le circuit long a arrêté de fonctionner, seul le circuit court fonctionne. Le cortex ne permettant pas d’apporter les informations d’apaisement, le système fonctionne en boucle en circuit court et l’angoisse ou l’anxiété s’amplifie.
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En comprenant ce mécanisme, à chaque crise qui survient en sachant qu’il n’y a pas de danger réel immédiat, vous pouvez par vous même vous apaiser en sachant que c’est juste un “déréglage”. De nombreuses personnes ont confirmé qu’en connaissant le mécanisme, elles arrivent à se calmer beaucoup plus facilement et rapidement qu’auparavant. 

En plus de connaître le mécanisme, certains éléments physiologiques aident à prévenir les crises et cela passe avant tout par le corps :
- avoir une alimentation saine
- avoir une activité physique, faire des étirements
- faire des exercices de respiration dont la respiration avec les sens, la cohérence cardiaque, la crise de calme...
- pratiquer le yoga, le mindfulness, la relaxation ...


On en parle très souvent dans de nombreux articles et ce n’est pas pour rien, ce sont des éléments qui ont fait leur preuve face à l’anxiété et l’angoisse. Les techniques passant par le corps sont à privilégier.


Les conseils pour limiter les sources d'anxiété liées au confinement

Certains éléments permettent de limiter les effets du confinement :
- limiter la surabondance d’informations. Choisissez vos sources, prenez celle de qualité et veiller à ne pas les regarder trop souvent.
- exprimer vos émotions, aussi bien celle désagréables que celles qui sont agréables. Que ça soit oralement, en direct si vous avez la possibilité, par téléphone ou bien aussi par écrit. L’écriture peut être d’une grande aide pour certains.
- après avoir mis en place tous ces conseils, si vous en ressentez le besoin, vous pouvez vous faire accompagner : hypnose, thérapie cognitivo-comportementale, sophrologie...

Pour plus d'informations : www.hypnose-paris-10.com
Bien à vous,
Laurie Le Borgès
Hypnose Paris 10

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